Marine, je t’aime

Marine, ma toute belle, tu ne me connais pas mais voilà, je t’aime. Si chouette, si incisive. Avocate de profession, mère de famille, tu trouves toujours le bon mot, l’encouragement qui tombe à pic, l’argumentaire précis, le ton juste. Bien sûr, on ne va pas tergiverser mille ans sur ta réponse exemplaire aux insoutenables « Paris Attacks » qui ont secoué la France – que dis-je, le monde – ni sur tes idées avant-gardistes de refoulement aux frontières des ces envahisseurs de ‘migrants’ nauséabonds. Non Marine, vraiment, tu m’impressionnes. Chaque jour un peu plus, chaque jour un peu mieux.

Je ne puis tarir d’éloges à ton égard. Que j’aime ton sourire enjôleur, ta posture droite et forte, ton cerveau bien agencé, bien équilibré ! J’aime tout chez toi. Ta voix, tes mains, tes discours, ton Front National. J’aime ta famille, j’aime ta rhétorique, j’aime tes électeurs. Tu te crois spéciale ma petite trublionne des politiques , eh bien du l’es!

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Mais surtout, Marine, je t’aime car tu me montres la voie vers un monde meilleur, un monde organisé, encadré, bien ficelé, comme un bon gigot dodu, doré au four, un gigot bien français. Tu nous dévoiles, calmement, systématiquement, ce qu’il y a de plus beau dans notre monde. Alors qu’avant toi, avant ton ère, nous ne prenions plus la mesure de ce racisme décomplexé dont son capables les français, maintenant nous savons. Grâce à toi, alors que nous ne savions pas les désespérances de tout type, les douleurs de certains, les polarisations sociales, les incompréhensions de ton électorat, la bêtise collective, maintenant, nous sommes informés. On ne combat pas un mal qu’on ne voit pas. On ne peut abattre qu’un animal qui sort de sa tanière. Tu nous les as tous fait sortir Marine, et pour ça je te suis éternellement reconnaissante.

Marine. Surtout. Je t’aime si fort parce que tu t’attèles à cette tâche d’une complexité formidable qu’est de faire lever devant toi un mur d’intelligence. Une marée de tolérance, de respect, d’humilité. Depuis ton avènement, j’ai redécouvert le monde, les internautes, les médias, les gens qui en valent la peine. J’ai réappris la simplicité de sourire devant ma télé, mon ordi, mon smartphone : les gens te combattent, avec fureur, avec ardeur, avec bonheur, et ça, Marine chérie, je ne le dois qu’à toi.

Comme il n’y a rien de plus motivant qu’une relation compliquée, note bien Marine que je t’aime et que je t’emmerde.